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Un père et son fils au diner de Noël
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Louveciennes

Repas de Noël de Louveciennes: un pont entre deux mondes

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L’année dernière, ils en avaient été privés pour cause de pandémie. Cette année, l’équipe du Secours Catholique de Louveciennes a devancé la date officielle de Noël pour réunir les personnes en précarité de la commune autour d’un repas de fête, dimanche 12 décembre, dans une salle communale du parc des Trois Grilles.

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"Ils sont venus, ils sont tous là..."
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"Un homme et son plus beau pull de Noël"
Les plus beaux pulls de Noël sont de sortie !

Pas moins de 70 personnes ont répondu présents à l’invitation lancée. Car comme chaque année l'équipe du Secours catholique assure l'organisation de cet événement, réalisé avec également le soutien financier du Rotary Club de Louveciennes et l'appui logistique de la mairie.

« L’année dernière il n'était pas possible d'organiser de repas », commente Ali Taï, président du Rotary. « Nous avions alors financé 90 colis repas distribués par les Scouts aux personnes en précarité de la ville. Aujourd’hui, nous sommes heureux de les recevoir avec le concours du Secours Catholique dans ces locaux prêtés par la ville pour l’occasion ».

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Servir d'abord
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"La joie des enfants"
La joie des enfants, un cadeau

« Servir d’abord »... la devise du Rotary Club aurait pu servir de leitmotiv tout au long de cette journée tant chacun a rivalisé de générosité pour réussir cette fête. A commencer par les locaux, décorés avec soin depuis la veille par les

bénévoles du Secours Catholique.
A noter la crèche magnifique constituée de personnages réalisés lors des ateliers d’arts créatifs proposés par l’association.

Fidèles à leur promesse, « toujours prêts », les Scouts Unitaires de France ont répondu présents comme chaque année pour servir à table et en coulisses et prendre en charge les enfants. Au programme : des jeux dans le parc et des tours de magie ! Quant aux adultes, ils ont eu droit à un repas d’exception cuisiné par un restaurateur de la ville qui souhaite garder l’anonymat. Un dîner assis, et en musique... grâce à la prestation d’un guitariste et chanteur.

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"Un repas fraternel"
La fraternité comme maître-mot

Autour des tables de huit, joliment décorées, impossible de distinguer bénévoles, bénéficiaires ou autres amis du réseau d’amitié. « C’est très représentatif de la richesse de ce que de ce que nous vivons au quotidien, sur le terrain, lors de nos cafés-rencontre du mardi après-midi ou de nos ateliers », commente Claire Dacher, jeune responsable de l’équipe de Louveciennes-Port-Marly.

Citation

Nous sommes avant tout une grande famille solidaire

Prénom Nom
Claire Dacher
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Une communauté soudée et engagée
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Cette réalité est confirmée par le père Mathieu de Raimond, curé de Louveciennes depuis quatre ans.

"Marie-Thérèse"
Marie-Thérèse

«J’ai découvert ici une ambiance très village, grâce à une communauté soudée et engagée. C’est une commune qui abrite deux mondes opposés : celui des demandeurs d’asile, réfugiés dans les hôtels sociaux de Louveciennes et de Port Marly, et celui des nantis, habitant de belles propriétés. Et pourtant, nombreux sont ces nantis à donner de leur temps, de leur argent, à ouvrir leurs maisons. Le Secours Catholique est comme un pont qui réunit ces deux mondes ».

Autour d’une même table sont réunis le père Mathieu, un jeune couple réfugié d’Haïti et son enfant et Marie-Thérèse, 96 ans, une des doyennes des bénévoles du Secours Catholique qui s’est engagée dans l’association à la mort de son mari, il y a 11 ans, à la veille de leurs soixante années de mariage. « Je n’allais pas rester assise à pleurer le reste de mon existence ! », proteste-t-elle. « Alors j’ai prié : Père, garde moi la joie de vivre et de jubiler pour Toi ! ». Après avoir élevé sept enfants et soigné son mari pendant six ans, Marie-Thérèse a décidé de se mettre à la disponibilité totale des plus démunis. « Je n’ai pas d’heure », commente-t-elle. Je passe beaucoup de temps au téléphone à écouter, à conseiller. C’est le privilège du grand âge, qui est le temps de la sagesse. J’ai passé 20 ans en Afrique et cette expérience m’a ouvert le cœur et l’esprit à d’autres civilisations. »

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La trève de Noël, les yeux d'un enfant qui brille
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A la table voisine, Halima veille sur sa petite fille Anaïs, 8 ans, en fauteuil roulant. Cette « mère courage », qui élève seule ses deux jeunes enfants, habite à l’hôtel social de Port-Marly. Sa fille handicapée étant scolarisée dans un centre spécialisé, à Trappes, elle passe tous les jours quatre heures dans les transports avec ses deux enfants. Difficile pour elle, par conséquent, de trouver un travail, donc un logement. Entre deux conduites, elle suit des cours de français au Secours Catholique, à Trappes et donne de son temps aux restos du cœur. Quant à ses enfants, Anaïs et Mohamed, ils suivent les ateliers d’accompagnements scolaires les mercredis et samedis à l’hôtel social de Port Marly.
En attendant de reprendre courageusement son quotidien, Halima s’autorise à faire une pause, entourée d’amitié. Et Anaïs, tout sourire dans son fauteuil, bat la mesure au son de la musique.

C’est ça aussi, la trève de Noël... les yeux d’un enfant qui brillent !

Auteur et crédits
Catherine Regnier. Crédits photos ©Philippe Cuisnier/Secours Catholique