Délégationdes Yvelines

Une promenade sur la Seine qui remonte le moral de tous

Le bateau-mouche

publié en mars 2012

Une promenade en bateau-mouche le long de la Seine : rien de tel pour prendre un bon bol d’air frais et oublier quelques heures durant ses préoccupations quotidiennes. C’était du moins l’avis de la quinzaine de « touristes » yvelinois, partis à la découverte de la capitale jeudi 10 novembre. Au programme : pique-nique aux abords de la tour Effeil, détente le long de la Seine, visite fluviale de Paris et point de vue magnifique depuis le Trocadéro. Quelques notes d’accordéon pendant le trajet et un vieux carrousel encore en fonctionnement : il n’en fallait pas plus pour illuminer cette journée d’automne, déjà fraîche mais tellement ensoleillée.

Un peu cliché, pensez-vous ? Possible, mais qu’importe lorsque la joie et la bonne humeur sont au rendez-vous et que vous parvenez à vous évader de votre quotidien pour une heure ou deux…

Car s’évader n’est pas chose aisée. Surtout quand on ne sait pas de quoi demain sera fait, que l’on vit dans une situation précaire, sans travail, sans logement, sans même avoir la certitude de pouvoir manger le lendemain… Et pourtant, cinq membres du Secours Catholique et onze personnes accueillies de l’Accueil de jour de Versailles ont réussi, ensemble, l’exploit de transformer une journée qui s’annonçait bien morose en un moment inoubliable. « C’était magnifique, c’est tout », déclare une des personnes accueillies, se remémorant avec nostalgie cet après-midi. « Parisien de naissance, je n’avais jamais regardé la capitale de cette manière », ajoute une autre, avant de préciser : « j’ai trouvé ça vraiment bien. J’avais passé une nuit épouvantable sur les marches de la cathédrale. Comme toujours d’ailleurs. J’étais plutôt réservé quant à cette journée, mais finalement je n’ai rien à redire. Les relations étaient tellement paisibles, tellement agréables ; il se dégageait une telle chaleur humaine… ».

Une initiative qui fait donc l’unanimité. Un moyen de réunir des personnes isolées, victimes d’exclusion, un moyen de leur redonner le sourire, temporairement, un moyen de se rencontrer « autrement », et enfin un moyen de leur prouver qu’elles comptent, au même titre que n’importe quelle autre personne.

Sophie Campo,
volontaire civique

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