Délégationdes Yvelines

Les familles roms des Yvelines dans l’incertitude du lendemain

Les familles roms des Yvelines dans l'incertitude du lendemain

publié en novembre 2017

Avant la trêve hivernale, plusieurs camps roms des Yvelines ont été démantelés et les familles expulsées sans toujours de solution d’hébergement relais. Nous nous battons pour que leurs enfants puissent être scolarisés au plus près de leur lieu de vie.

Le démantèlement du camp de Triel suivi depuis huit ans par l’équipe Rom78 s’est effectué dans des conditions acceptables : les familles non relogées se sont installées provisoirement dans un plus petit camp tout proche accepté par la préfecture. Tous les enfants étant scolarisés, ils pouvaient ainsi retrouver leur école habituelle. Le Secours Catholique a financé les branchements d’eau et d’électricité et les familles concernées prennent aujourd’hui elles-mêmes en charge les abonnements et consommations.

D’autres camps ont été évacués sans autre solution pour les familles qui y étaient restées que l’hébergement provisoire dans des hôtels éloignés. Celles du camp de Carrières-sous-Poissy ont été évacuées le 30 août à Bois-d’Arcy et en Seine-et-Marne, et celles des camps de Montigny-le-Bretonneux le 5 octobre vers la Seine-Saint-Denis, le Val-de-Marne et le Val-d’Oise. Cet hébergement n’est garanti que pour quinze jours. Les enfants de Montigny qui étaient accompagnés par des bénévoles du Secours Catholique perdent ainsi tout lien avec leur école et leurs accompagnants.

Le 19 octobre, une manifestation réclamant « un toit, une école » a été organisée par un collectif d’associations pour interpeller le préfet sur la situation de ces familles sans solution d’hébergement dans les Yvelines. Le Secours Catholique était largement présent dans cette manifestation ainsi que des familles roms.

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